champ du syndicat

Le syndicat SUD-Culture Solidaires est affilié à l'union syndicale 

Ce syndicat vise à regrouper les travailleuses et les travailleurs qui ressortissent d'une manière ou d'une autre du secteur de la culture, de l'audiovisuel et de la communication, entre autres : Au sein des personnels du Ministère de la Culture et de la Communication et de toutes ses structures sous tutelle ou subventionnées ;Au sein des personnels des collectivités locales accomplissant ou concourrant à accomplir des missions à vocation culturelle ;Au sein des personnels des entreprises et établissements du secteur de la communication, de l'audiovisuel , du cinéma ; Au sein des salariés relevant d'associations para-culturelles, d'entreprises culturelles, de prestataires de service travaillant pour ces services culturels ; Au sein des intermittents du spectacle ; Au sein des personnels des établissements culturels publics et privés de spectacle vivant ; Au sein des artistes et des métiers d'art à vocation culturelle ; Au sein des salariés des comités d'entreprise, associations du personnels (etc.) de ces différentes structures (établissements, entreprises, associations…) exerçant des missions à vocation culturelle ; Au sein des salariés relevant du secteur socioculturel et de l'éducation populaire
etc...

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Mercredi 18 janvier 2006
SALAIRES, EMPLOIS, PRECARITE
REAGISSONS TOUS ENSEMBLE !



DU PUBLIC…

Le ministre de la Fonction publique a proposé un paquet global de négociations et une augmentation de 0,5% au 1er juillet 2006 et un chantage à 0,5% au 1er février 2007 si ces propositions, sociales et statutaires, étaient signées par les fédérations de fonctionnaires. C’est totalement inacceptable, les agents sont une nouvelle fois méprisés ! Les propositions sociales et statutaires, qu’il voulait présenter comme un accompagnement d’une augmentation du pouvoir d’achat, apparaissent :
- Au mieux comme un assaisonnement léger qui profiterait surtout aux plus hauts revenus,
- Au pire comme de grosses salades matinées d’accompagnement social de la Gestion des Ressources Humaines version dégradation des conditions de travail et de l’emploi.

Les personnels de la Fonction publique ont démontré à de nombreuses reprises en 2005 leur ras-le-bol face aux restructurations, aux démantèlements programmés des services publics et de la fonction publique. La destruction des emplois était aussi au cœur des expressions de mécontentement. Ils ont exprimé, ensemble ou par ministère et établissement public, leur profonde résolution à lutter contre les suppressions d’emplois, la dégradation de leurs conditions de travail et pour la sauvegarde du service public. Ils exigent une reconnaissance des qualifications qu’ils ont dû acquérir du fait des « réformes » et des « modernisations » libérales.


Il est nécessaire et urgent d’engager des ripostes unitaires pour porter nos revendications et combattre cette politique gouvernementale. L’Union syndicale Solidaires a pris acte de l’appel des fédérations de Fonctionnaires d’une journée d’actions, de grève et de manifestations le 2 février et s’inscrira dans celle-ci.

L’Union syndicale Solidaires Fonctions publiques et Assimilés exige :
• Une revalorisation immédiate de 5% pour rattrapage du pouvoir d’achat entre
2000 et 2004
• Une augmentation immédiate de 1,8% pour 2006 et un engagement du ministre
d’aligner cette augmentation sur l’inflation réelle fin 2006
• L’ouverture immédiate de négociations sur le déroulement des carrières
• Une augmentation supplémentaire significative du point d’indice pour tous
• Des mesures spécifiques pour les bas salaires et les retraités.


… AU PRIVE

Les dernières mesures gouvernementales (CNE, CPE, Emplois des seniors…) constituent une étape de plus dans la déréglementation du droit du travail. L’objectif est clair, il s’agit, petit à petit, d’arriver à détricoter toutes les garanties que les salariés avaient réussies à faire inscrire dans le code du travail.
Le MEDEF en demande plus encore en réclamant carrément l’extension générale du CNE !
Les chiffres officiels du chômage baissent légèrement, mais le nombre de radiés des listes de demandeurs d’emplois et le nombre de précaires sont en augmentations constantes.

Officiellement, les prix augmentent de 0,8% à2% par an, mais les dépenses de la vie courante, loyers, consultations médicales, produits de première nécessité croissent bien plus fortement chaque année.
Le niveau de vie de la grande majorité de la population se dégrade alors que la situation de la minorité détentrice de hauts revenus s’améliore sans scrupules du fait, notamment, de la politique fiscale du gouvernement.
Face à cette politique, qui s’attaque aux salariés, aux précaires, aux chômeurs, aux immigrés…le gouvernement voudrait faire passer le message d’une France divisée : Actif/Non actif, Jeunes/Vieux, Public/Privé, Français/Immigrés…

Dans cette situation, il est de la responsabilité des organisations syndicales de tout faire pour construire une riposte à la hauteur des enjeux. Face à ces attaques frontales contre les droits des salariés, la grève interprofessionnelle et unitaire dans les plus brefs délais est la seule réponse syndicale à mettre en  œuvre.
L’Union syndicale Solidaires appelle à développer dans l’unité la plus large des mobilisations interprofessionnelles. Celle du 2 février initiée dans la Fonction publique doit être, déjà, l’occasion de commencer à ouvrir un front unitaire de mobilisations Public/Privé !
En ce sens, l’Union syndicale Solidaires soutiendra également et participera aux initiatives prises par les organisations étudiantes (dont Sud Etudiants) contre le CPE .

C’est Tous ensemble que nous arriverons à gagner ! C’est tous ensemble que nous les ferons reculer !


Paris, le 18 janvier 2006


Union syndicale Solidaires, 93 bis rue de Montreuil 75011 Paris
01 58 39 30 20    /   fax 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org      http://www.solidaires.org

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Mardi 17 janvier 2006
Attaques frontales
contre le droit du travail !



Le Premier ministre vient d'annoncer une série de mesures qui sont autant de remises en cause directes des droits des salariés. La mesure phare en est le Contrat 1ère embauche. Il s'agit d'une simple extension du Contrat nouvelle embauche à toutes les entreprises pour les jeunes de moins de 26 ans. Ainsi, les employeurs auront toutes facilités pour se débarrasser de leurs salariés pendant deux ans. La réponse du gouvernement à la révolte des banlieues est donc d'accroître encore plus la précarité des jeunes. Cette mesure discriminatoire, qui n'aura aucun effet sur l'emploi, est un nouveau coup porté au Contrat à durée indéterminé (CDI) dont le gouvernement a annoncé par ailleurs la « réforme globale ».

Mais les jeunes ne sont pas les seules victimes du plan gouvernemental. Un contrat à durée déterminée (CDD) de 18 mois, renouvelable une fois, va être mis en œuvre pour les plus de 57 ans. Ce CDD senior vide, de fait, le CDD de son contenu. Plus de précarité pour les jeunes, et moins de stabilité pour les salariés âgés, telle est l'orientation du gouvernement. Elle vise à retarder l'âge de départ à la retraite, notamment en allégeant les conditions du cumul emploi-retraite, alors même que toutes les études indiquent une détérioration importante des conditions de travail qui touchent en particulier les travailleurs âgés.

La réforme des stages en entreprises annoncée est largement en trompe l'œil. Une simple charte à caractère non contraignant sera proposée aux entreprises. Les entreprises seront certes obligées de rémunérer les stages de plus de trois mois, mais aucun montant minimum de rémunération n'est fixé.

De nouveaux cadeaux financiers aux entreprises accompagnent ces mesures : franchise de cotisations sociales à hauteur de 360 euros pour la rémunération des stagiaires, exonération de cotisations sociales patronales pendant trois ans pour les jeunes de moins de 26 ans au chômage depuis plus de six mois. L'allègement des cotisations patronales sur les heures supplémentaires est par ailleurs annoncé.

Les mesures gouvernementales constituent une étape de plus dans la déréglementation du droit du travail. Son objectif est clair, il s'agit, petit à petit, d'arriver à détricoter toutes les garanties que les salariés avaient réussies à faire inscrire dans le code du travail. Cette politique, au service du patronat, vient d'être confortée par une décision de la Cour de cassation. En contradiction avec toute sa jurisprudence  antérieure, elle vient d'autoriser les licenciements pour prévenir des difficultés économiques à venir. Au lieu d'être le dernier recours pour les entreprises en difficulté, l'arrêt de la Cour de cassation va permettre des licenciements préventifs pour les entreprises faisant des profits. Les licenciements boursiers sont légalisés.

Dans cette situation, il est de la responsabilité des organisations syndicales de tout faire pour construire une riposte à la hauteur des enjeux. Face à ces attaques frontales contre les droits des salariés, une  grève interprofessionnelle unitaire doit avoir lieu dans les plus brefs délais. L'heure n'est pas à tergiverser, elle est à l'action !

                                                                                                                                                Le 17 janvier 2006


Union syndicale Solidaires, 93 bis rue de Montreuil 75011 Paris
01 58 39 30 20    /   fax 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org      http://www.solidaires.org



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Lundi 9 janvier 2006
Annexes 8 et 10 :
amplifions la lutte !




Dans le cadre des négociations sur la nouvelle convention UNEDIC, le protocole du 26 juin 2003 régissant l'indemnisation chômage des artistes et techniciens du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel (annexes 8 et 10) a été prorogé fin décembre 2005 jusqu’à la conclusion d’un hypothétique futur nouvel accord !

Cette prorogation prolonge d’autant les effets dévastateurs générés par ce protocole inadapté… en faisant fi de tout le travail effectué depuis deux ans et demi par les représentants des intermittents (collectifs et syndicats), de nombreux experts, les parlementaires, le ministère de la Culture et de la communication, celui du Travail et des affaires sociales…

SUD Culture réaffirme une nouvelle fois sa totale opposition à cette prorogation et rappelle aux ministres concernés leur engagement à ne pas donner leur agrément à un texte injuste et de recourir si nécessaire à la voie législative – notamment au ministre de la culture et de la communication qui s’était engagé à plusieurs reprises sur la mise en place à compter du 1er janvier 2006 d’un régime pérenne et équitable d’assurance chômage pour les professions concernées.

SUD Culture appelle chacune et chacun à s’inscrire dans les différentes mobilisations qui se développent à travers le territoire.

C’est tous ensemble que nous ferons respecter nos professions et nos droits.


Rejoignons l’action !


                                                                                    Paris, le 09 janvier 2006



SUD Culture (Union syndicale Solidaires)
12 rue de Louvois – 75 002 Paris
Tel : 01 40 15 82 68 
sud@culture.fr
http://www.sud-culture.org

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Vendredi 6 janvier 2006

Vœux de Chirac aux fonctionnaires :
«Bonne année 2006, pire qu’en 2005»


                                                                                    Paris, le 6 janvier 2006.




Le président de la République a adressé aujourd’hui ces vœux aux «corps constitués» c’est-à-dire aux fonctionnaires et agents de l’Etat.
Jacques Chirac a innové en les présentant de Moselle, pour le reste, il a servi les idées libérales qui sont ou se mettent en œuvre dans la Fonction publique.

Alors que les négociations salariales dans la Fonction publique sont au « point mort » du fait de l’intransigeance du gouvernement, Jacques Chirac reprend le vieux refrain mis au goût du jour par Sarkozy, des suppressions d’emplois compensées par une mini prime sur les «économies réalisées».
Si l’augmentation du pouvoir d’achat est à l’ordre du jour, Monsieur Chirac devrait insister auprès du Ministre des finances et du Ministre de la Fonction publique pour que ceux-ci acceptent les revendications des fonctionnaires.
Quant aux suppressions d‘emplois, elles sont subies par les personnels et ont un poids essentiel dans la dégradation des conditions de travail et sur la casse des services publics.

Jacques Chirac a souhaité des ajustements dans le recrutement de la fonction publique. Si l’Union syndicale Solidaires est favorable à une ouverture vers les jeunes sans diplôme ou vers les «seniors», elle rejette les projets (notamment le PACTE) tels qu’ils sont présentés actuellement par le gouvernement.
Concernant, l’ouverture «aux femmes et hommes du secteur privé ou associatifs», le Président appuie une pratique et une volonté de nomination aux postes de responsabilités dans l’administration, en  contournant les promotions internes. Mais peut être le président veut-il trouver un nouveau marché de l ‘emploi pour les managers et les DRH ?

Si le Président a reconnu la valeur du concours, il a chargé Christian Jacob de réfléchir à son adaptation en s’inspirant des modèles Britanniques et du secteur privé.
Quant aux promotions internes, il a simplement énoncé des règles qui prévalent dans le projet de réforme ou plutôt de destruction des statuts de la Fonction publique.
Il est logique de déduire que pour Jacques Chirac, la Fonction publique idéale, c’est moins de  fonctionnaires dans des administrations ou des entretiens d’embauche seront effectués par des DRH ayant une grande expérience dans le secteur privé.
L’union syndicale Solidaires Fonctions Publiques et Assimilés aura compris que le Président nous avait indiqué le rythme de l’année 2006 dans la Fonction publique, pleine de luttes pour garder nos droits, en conquérir de nouveaux et préserver le service public.





Union syndicale Solidaires Fonctions Publiques et Assimilés

(SNUccrf, SNUI, SNUpfen, Solidaires-Douanes, Solidaires-Justice, SPASMET Solidaires,
SUD ANPE, SUD-CDC, SUD Centrale Minefi, SUD-Collectivités Territoriales, SUD-Culture,
SUD-Education, SUD- INSEE, SUD-PTT, SUD Recherche EPST, SUD-Rural, SUD-Santé sociaux, SUD-Travail , SUD-Trésor, SU-I).

93 bis rue de Montreuil 75011 Paris          Tel: 01 58 39 30 11 contact@solidaires.org



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Samedi 17 décembre 2005
Négociations UNEDIC :
Salariés, intermittents, précaires…
amplifions la lutte !




A l’issue de la 6ème réunion des partenaires sociaux impliqués dans la (re)négociation de la convention UNEDIC, le patronat et une majorité de syndicats ont annoncé leur intention de proroger pour 2006 le protocole du 26 juin 2003 régissant l'indemnisation chômage des artistes et techniciens du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel (annexes 8 et 10).

Une ultime séance de négociation consacrée au régime général et à ses annexes est prévue pour le mardi 20 décembre après-midi.

La reconduction du protocole de juin 2003 serait accompagnée d’un certain nombre
« d’aménagements » (dans le mode de calcul de l'indemnisation chômage, dans la prise en compte des accidents du travail, des fins de carrière, des accidents de parcours…).

Dans le même temps, le "fonds transitoire" mis en oeuvre par le gouvernement pour corriger quelques-uns des effets pervers du protocole, serait reconduit (sous sa forme actuelle ou plus ou moins corrigée) pour un an. Procédure qui constitue un pas de plus vers la consolidation d’une caisse de chômage spécifique pour les seuls professionnels du spectacle et par conséquent un risque supplémentaire d’éclatement de la  mutualisation interprofessionnelle des risques, à la base même du régime d’indemnisation des chômeurs, quelle que soit leur métier.

A l’évidence, un tel accord se ferait une nouvelle fois sur le dos des professionnels concernés.

 De telles mesures ne pourraient qu’être transitoires et prolongeraient d’autant les effets dramatiques générés par le protocole de juin 2003… en faisant fi de tout le travail effectué depuis deux ans et demi par les représentants des intermittents (collectifs et syndicats), de nombreux experts, les parlementaires, le ministère de la Culture et de la communication, celui du Travail et des affaires sociales…

Pour sa part, SUD Culture réaffirme son opposition à toute prorogation du protocole de juin 2003 et rappelle aux ministres concernés leur engagement à ne pas donner leur agrément à un texte injuste et de recourir si nécessaire à la voie législative.

A quelques heures de la clôture annoncée des négociations, une mobilisation ample et massive de toutes et de tous est primordiale pour exiger la mise en place d’un nouveau protocole pérenne, rationnel et équitable qui permette aux artistes et techniciens du spectacle de vivre de leurs métiers malgré l’instabilité de l’exercice de leur profession et à la société tout entière de bénéficier d’un secteur artistique fécond et solide.

S’agissant des annexes 8 et 10 comme du régime général, nous sommes face à une nouvelle offensive généralisée visant à exclure toujours plus de salarié(e)s de l'accès aux allocations chômage et à réduire les droits de celles et ceux qui en bénéficient encore… pour imposer dans le même temps toujours plus d’emplois précaires et flexibles.

Notre réponse doit être à la hauteur de cette logique de destruction globale des droits sociaux et collectifs des chômeurs/euses, des précaires et de tous les salarié(e)s.
Amplifions le mouvement qui se développe depuis plusieurs semaines à travers le territoire, rejoignons l’action !

                                                                                                 Paris, le 17 décembre 2005



SUD Culture (Union syndicale Solidaires)

12 rue de Louvois – 75 002 Paris

Tel : 01 40 15 82 68  sud@culture.fr

http://www.sud-culture.org


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Mardi 6 décembre 2005
Négociations salariales :
Jacob doit changer d’échelle !


Le Ministre de la Fonction publique Christian Jacob reçoit aujourd’hui les fédérations de fonctionnaires. Au cours de cette rencontre, il devrait avancer des propositions salariales et sociales et dispositions diverses concernant notamment les statuts.
Une nouvelle fois, l’Union syndicale Solidaires Fonctions publiques et Assimilés sera exclue de ces rencontres, alors même que nous représentons 9% des fonctionnaires de l’Etat. Le gouvernement prouve, une nouvelle fois, par cette exclusion, qu’il sait utiliser les règles démocratiques comme bon lui semble.

Le ministre de la Fonction publique propose un paquet global de négociations. Si certaines propositions, notamment en matière sociale, sont à examiner, elles doivent faire l’objet d’un calendrier spécifique et être déconnecté de toute discussion sur les salaires.

Les personnels de la Fonction publique ont démontré plusieurs fois cette année leur ras-le-bol face aux restructurations, aux démantèlements programmés des services publics et de la fonction publique et à la destruction des emplois.
Ils ont exprimé, ensemble ou par ministère et établissement public, leur profonde résolution à lutter contre les suppressions d’emplois, la dégradation de leurs conditions de travail et pour la sauvegarde du service public.
Ils exigent une reconnaissance des qualifications qu’ils ont dû acquérir du fait des «réformes» et des « modernisations » libérales.

Christian Jacob propose entre 0,8% et 1% d’augmentation pour 2006 et lie toutes les autres augmentations à la croissance, aux gains de productivité ainsi qu’au mérite. De plus, le ministre veut créer un nouvel indicateur pour pouvoir minimiser les pertes de pouvoir d’achat des fonctionnaires.
Ces propositions sont inacceptables !
Pour Solidaires Fonctions Publiques l’arrêt des suppressions d’emplois et un moratoire sur les «réformes» et sur la refonte de la Fonction publique et des statuts avancée pas à pas par le Ministre sont un préalable à toute négociation.

L’Union syndicale Solidaires Fonctions publiques et Assimilés exige :
• Une revalorisation immédiate de 5% pour rattrapage du pouvoir d’achat entre 2000 et 2004
• Une augmentation immédiate de 1,8% pour 2006 et un engagement du ministre d’aligner cette augmentation sur l’inflation réelle fin 2006
• L’ouverture immédiate de négociations sur le déroulement des carrières
• Une augmentation supplémentaire significative du point d’indice pour tous
• Des mesures spécifiques pour les bas salaires et les retraités.

Pour l’Union syndicale Solidaires, une véritable politique salariale doit être mise en oeuvre dans la Fonction publique et doit être accompagnée d’une politique ambitieuse de l’emploi public. Au-delà, c’est à une nouvelle répartition des richesses produites qu’il faut s’atteler loin de la politique sociale et fiscale actuelle qui favorise les plus aisés.

Paris, le 6 décembre 2005


Union syndicale Solidaires Fonctions Publiques et Assimilés

93 bis rue de Montreuil 75011 Paris          Tel: 01 58 39 30 11 contact@solidaires.org

SNUccrf, SNUI, SNUpfen, Solidaires-Douanes, Solidaires-Justice, SPASMETSolidaires, SUD ANPE, SUD-CDC, SUDCentrale Minefi, SUD-Collectivités Territoriales, SUD-Culture, SUDEducation, SUD-INSEE, SUD-PTT, SUD Recherche EPST, SUD-Rural, SUD-antésociaux, SUD-Travail , SUD-Trésor, SU-I.

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Mercredi 30 novembre 2005
Les immigrés sacrifiés au nom d’une stratégie nauséabonde.


Le 1er ministre vient de rendre publiques un certain nombre de mesures en matière d’immigration qui visent notamment à durcir les conditions du regroupement familial, les contrôles sur les mariages, la sélection des étudiants étrangers, la réglementation en matière d’asile...

Dans le même temps, le Ministre de l’intérieur annonçait avoir fixé pour 2006 un objectif de 25000 expulsions d’étrangers en situation irrégulière et réaffirmait dans ce cadre sa volonté de procéder à l’expulsion des enfants scolarisés et de leurs parents dès la fin de l’année scolaire.

Afin de justifier ce durcissement, le Ministre de l’Intérieur a notamment affirmé que les événements que nous avons connus ces dernières semaines dans les banlieues étaient  l’illustration d’une haine et d’une violence que l’immigration clandestine contribuait à produire.

Les mesures annoncées s’inscrivent donc clairement dans la continuité des déclarations qui se sont multipliées ces derniers jours pour pointer les étrangers, la polygamie, le regroupement familial, les artistes rap… comme principales causes de ces violences urbaines – alors même que les services du 1er ministre reconnaissent que seuls 7,5% des personnes interpellées en ces occasions étaient des étrangers et qu’une infime partie de ceux-ci était en situation irrégulière.

A l’évidence cette surenchère populiste, qui multiplie les contrevérités et les amalgames, vise à faire des étrangers des boucs émissaires afin de déplacer sciemment les problématiques sociales soulevées ces dernières semaines vers les thèmes de prédilection de l’Extrême droite dans l’optique des prochaines échéances électorales.

Une telle attitude est indigne et irresponsable : elle déstabilise chaque jour davantage des
populations entières (en situation régulière ou non) ; elle engendre son lot d'abus et de bavures ; elle participe à légitimer les thèses de l’extrême-droite et favorise la montée de la xénophobie, du racisme, de l'exclusion et, par réaction, les communautarismes au sein de notre pays.

Décidément, il est grand temps que les responsables politiques de notre pays mettent un terme à l’escalade nauséabonde à laquelle nous assistons et qu’enfin ils s’attellent à la mise en oeuvre d’une politique nationale apte à réellement résoudre la crise vécue dans les quartiers populaires.

Paris, le 30 novembre 2005.



Union syndicale Solidaires, 93 bis rue de Montreuil 75011 Paris
01 58 39 30 20    /   fax 01 43 67 62 14
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