champ du syndicat

Le syndicat SUD-Culture Solidaires est affilié à l'union syndicale 

Ce syndicat vise à regrouper les travailleuses et les travailleurs qui ressortissent d'une manière ou d'une autre du secteur de la culture, de l'audiovisuel et de la communication, entre autres : Au sein des personnels du Ministère de la Culture et de la Communication et de toutes ses structures sous tutelle ou subventionnées ;Au sein des personnels des collectivités locales accomplissant ou concourrant à accomplir des missions à vocation culturelle ;Au sein des personnels des entreprises et établissements du secteur de la communication, de l'audiovisuel , du cinéma ; Au sein des salariés relevant d'associations para-culturelles, d'entreprises culturelles, de prestataires de service travaillant pour ces services culturels ; Au sein des intermittents du spectacle ; Au sein des personnels des établissements culturels publics et privés de spectacle vivant ; Au sein des artistes et des métiers d'art à vocation culturelle ; Au sein des salariés des comités d'entreprise, associations du personnels (etc.) de ces différentes structures (établissements, entreprises, associations…) exerçant des missions à vocation culturelle ; Au sein des salariés relevant du secteur socioculturel et de l'éducation populaire
etc...

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Mardi 29 novembre 2005
Droits collectifs et contrôle social: état d'urgence.
Dès le 3 décembre , les précaires prennent le pavé



Depuis 30 ans, on entend la même ritournelle dans la bouche de tous les responsables politiques et les dirigeants d'entreprise : l'emploi, comme priorité, le retour au plein emploi comme objectif.

Mais qu'est-ce qu'un emploi ? Peut-on appeler emploi un contrat de travail dont la rémunération ne permettra jamais de boucler les fins de mois ? Car si nous travaillons c'est bien avant tout pour cela : pouvoir en retirer un revenu qui nous permette de vivre décemment ! Si non pourquoi ? Pour enrichir les actionnaires ? Pour accepter de subir les frustrations d'un petit ou grand chef ou d'un client ? Pour faire don au marché de nos flexibilité, disponibilité, sourire, compétence, imagination, désir...

Quant au retour au plein emploi, comment pourrions-nous encore aujourd'hui croire à ce mythe ?
Et à quel plein emploi s’agirait-il de revenir ? Celui des Trentes Glorieuses, un glorieux plein emploi masculin à l’usine, et un travail féminin pleinement gratuit au foyer ?

Aux yeux des multinationales et de leurs gérants, des experts néo- libéraux en tout genre, des organisations transnationales et des gouvernants en place, le travail n'est pas perçu et analysé comme une richesse mais comme un coût ! Dès lors, la logique appliquée aux produits et aux fournisseurs s'étend aux salariés, il faut abattre les coûts !

Pour cela, il y a les délocalisations, les plans sociaux, les licenciements individuels, le harcèlement. Il y a des lois pour accroître la flexibilité du travail et de ses contrats, des lois pour intensifier le contrôle des chômeurs et des allocataires de minima sociaux. Il y a la «négociation» en cours de la nouvelle convention d’assurance-chômage qui permettra de fragiliser encore plus l'ensemble des précaires. Au même moment il y a la prison, la répression judiciaire, les internats de l’armée à la place de l’école, la vidéosurveillance, l’omniprésence de la police, les contrôles, les rafles, les expulsions. Il y a la proclamation de l’état d’urgence dans la continuité de 25 ans de lois sécuritaires.

Alors, dans cette société où les droits se liquéfient et le contrôle social s'amplifie, où le travail est toujours plus discontinu et son revenu encore moins synonyme d'accès à une digne vie, les précaires doivent non seulement faire valoir leurs droits mais en conquérir de nouveaux !
Contrairement à ce qu'affirmait dernièrement Thierry Breton, le ministre de l'économie et des finances, les français ne vivent pas au-dessus de leurs moyens ; ce sont leurs moyens qui ne sont pas à la hauteur de leurs besoins pour vivre ! Quant à Laurence Parisot, la nouvelle présidente du Medef qui invoque que «la vie, la santé, l’amour sont précaires» pour justifier la précarisation des conditions d’emploi et de travail, nous lui rétorquons que si la vie est certes précaire, la précarité n'en est pas pour autant une règle de vie.
Et quant aux métiers «sous tension» (restauration, bâtiment, hôtellerie, nettoyage…) et à leurs
200 000 offres d'emploi non pourvues, l'inadéquation de l'offre et de la demande serait-elle du fait des chômeurs fainéants et profiteurs (de quoi ? Des miettes quand «tout» va bien ?) ou bien du patronat qui désire toujours plus embaucher des salariés qualifiés, pas chers et corvéables ?

Comment encore aujourd'hui notre sort peut-il être scellé par des organisations patronales et syndicales fort peu représentatives, et surtout sans notre présence ? Comment alors que la connaissance est partout célébrée, la formation ne peut-elle être choisie et accessible tout au long de sa vie ?

Comment alors que l'emploi est toujours plus discontinu et que le non emploi massif est une réalité structurelle, l'emploi peut-il encore être le pilier de l'accès et de la redistribution des richesses ?

Que nous soyons chômeurs, intermittents, pigistes, travailleurs malades et/ou handicapés,
intérimaires, RMIstes, free lance courant après les contrats, stagiaires, salariés, jeunes, moins
jeunes, avec ou sans papiers, nous avons aussi besoin de temps et d'espaces pour réaliser nos projets, nos envies, nos vies qui ne peuvent être confinés à la sphère de l'emploi ! Nous voulons pouvoir nous loger, nous soigner, nous déplacer librement, apprendre, bien manger, nous informer, nous divertir, voyager, nous occuper de nos enfants, participer à la vie collective des lieux que nous habitons, nous reposer, aimer, flâner, penser, rire. En un mot, vivre !

Ces dernières années, dans l'ensemble de l'Europe et ailleurs, des réseaux de précaires s'organisent pour à la fois s'opposer à la destruction systématique des droits collectifs mais surtout pour en conquérir de nouveaux.
Le 1er mai dernier, nous avons organisé à Paris l'EuroMayDay, une journée de revendications et
d'actions festives qui s'est déroulée simultanément dans une dizaine d'autres villes européennes et qui a regroupé en tout plus de 150 000 personnes. Nous voulions ainsi contribuer à renforcer la visibilité des précaires et de leurs revendications.

Le 3 décembre, nous participerons à la manifestation nationale des chômeurs et précaires, et à
l’action qui suivra pour poursuivre la construction des réseaux de lutte de précaires.

Samedi 3 décembre
manifestation nationale des chômeurs, précaires, intermittents
Rdv 13h30 m° Château Rouge
puis départ vers place Clichy et action

Précaires de tous les pays, unissons nous !


réseau EuroMayDay de Paris

 Prochaine réunion EuroMayDay Paris
vendredi 16 décembre

lieu annoncé sur les sites qui suivent:
____________________________________________________________________________

Pour s’informer :  www.euromayday.org  -  www.cip-idf.org  -   www.hns-info.net   -  www.ac.eu.org      www.actupparis.org  -  www.collectif-rto.org   -  http://sud-culture.over-blog.com

____________________________________________________________________________

Prochaines dates de mobilisation

Jeudi 1er et mercredi 7 décembre
négociations de l’assurance chômage au Medef
55 avenue Bosquet m°Ecole Militaire

Jeudi 1er décembre
manifestation SIDA la régression, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA
départ du parvis de Beaubourg à 18h30, à l’initiative d’Act Up Paris

Tous les mardi à 13h00
rendez-vous-action devant le siège de la CFDT, Métro Belleville
(avec la participation d’ AC ! Paris air libre, RTO-Résistance au travail obligatoire
et de la Coordination des intermittents et précaires d’île de France)

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Mardi 29 novembre 2005
Communiqué de l'Union Syndicale Solidaires du 29 novembre 2005

SOLIDAIRES AVEC LA CONFEDERATION PAYSANNE


L'Union syndicale Solidaires vient de prendre connaissance de l'annonce de la saisie de comptes bancaires de la Confédération paysanne.

Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une procédure engagée par la multinationale Monsanto- France qui vise à obtenir l'exécution d'un jugement datant d'octobre 2003 qui condamnait la Confédération paysanne à verser 195 000 euros à cette filiale du géant agro-alimentaire américain suite à une action collective de destruction de céréales génétiquement modifiées sur un site expérimental du Tarn-et-Garonne en 1998.

Cette procédure intervient quelques jours après le jugement de la Cour d'appel de Toulouse condamnant huit " faucheurs volontaires " d'OGM à des peines de prison (dont José Bové à quatre mois d'emprisonnement ferme) et après la mise en délibéré par le Tribunal de Versailles d'un jugement à l'encontre de neuf autres militants anti-OGM pour lesquels des peines de prison de trois mois avec sursis et des dommages et intérêts d'un montant de plus de 230 000 euros ont été requis.

Alors même que les auteurs et les bénéficiaires de la criminalité financière, par exemple, sont toujours épargnés, l'Union syndicale Solidaires s'insurge avec force contre cet acharnement répressif qui témoigne d'une volonté de museler une organisation syndicale dont les actions symboliques ont fortement contribué à pointer la nécessité d'un débat public sur la prolifération des OGM dans les champs et dans l'alimentation.

Ces procédures reflètent la stratégie des puissants lobbies agro-productivistes, et de leurs relais politiques et gouvernementaux, qui cherchent à étrangler financièrement le développement, en France comme ailleurs dans le monde, d'un mouvement de résistance de plus en plus vaste visant à empêcher la pollution génétique généralisée et irréversible des systèmes agraires existants au détriment des paysans, des consommateurs, de la santé publique et de la préservation des ressources naturelles.

L'Union syndicale Solidaires apporte son plein et entier soutien à la Confédération Paysanne et à ses militant(e)s. Solidaires continuera son combat pour dénoncer et lutter contre le développement d'une criminalisation du mouvement social et syndical qui vise à casser toute action de protestation de celles et ceux qui tentent d'enrayer par leur activité militante la marche en avant du libéralisme sous ses diverses formes.


Union syndicale Solidaires, 93 bis rue de Montreuil 75011 Paris
01 58 39 30 20    /   fax 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org      http://www.solidaires.org
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Vendredi 25 novembre 2005
ELECTIONS CTP et CHS
TRÈS FORTE PROGRESSION DE SUD-Culture.



Le dépouillement des votes pour la représentativité syndicale au Comité Technique Paritaire et
aux Comités Hygiène et Sécurités national et régionaux a été effectué mercredi 23 novembre.

La progression de notre organisation syndicale est particulièrement spectaculaire.

Lors du précédent référendum, il y a 5 ans, SUD-Culture, qui se présentait pour la première fois,
était arrivée en 3e position avec 13,9 % des suffrages.

Aujourd’hui, nous obtenons 27,88 % des votes exprimés, soit le double de 2001, et devenons la
seconde organisation syndicale de l’INRAP en termes de représentativité.

Ce résultat de 27,88 % est largement au delà de nos espérances.

SUD-Culture obtient 3 sièges sur les dix de la représentation syndicale au CTP et 3 sièges
également sur les 7 que compte celle au CHS central.

Dans 7 régions, SUD-Culture est en tête des suffrages !
A l’exception de celui du siège, SUD-Culture sera représentée dans tous les CHS spéciaux en
régions.

Ce résultat exprime un soutien de plus en plus important des agents aux idées de SUD-Culture et
à sa conception du syndicalisme. Partis de peu, avec des moyens dérisoires et dans les diffi ciles
conditions du confl it de 2002-2003, nous nous sommes efforcés de surmonter ces diffi cultés
et de faire la démonstration d’un syndicalisme différent, plus en phase avec les réalités
d’aujourd’hui.

Nous entendons remercier les collègues qui nous ont soutenus par leur vote mais aussi par
les encouragements et les conseils que beaucoup nous ont prodigués depuis notre création.
L’ampleur de notre victoire d’aujourd’hui, nous encourage à poursuivre le travail vers la même
voie et de nous montrer dignes du soutien qui a été exprimé.

Pour renforcer sa capacité d’action et enrichir encore les débats et les réfl exions qui l’animent,
SUD-Culture a, plus que jamais, besoin de la participation des agents qui se reconnaissent dans
ses revendications et ses idées. SUD-Culture vous offre l’opportunité de prendre directement
en main votre syndicalisme et c’est dans cet esprit que l’équipe déjà présente vous invite à la
rejoindre.

                                                                                  Vos représentants de la section INRAP
                                                                                  du syndicat SUD-Culture, le 25/11/2005


SUD-Culture - 12, rue de Louvois - 75002 PARIS

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Vendredi 25 novembre 2005

Ce soir les parlementaires nous mettent le feu !


Suite aux événements de ces dernières semaines dans les banlieues, plus de 200
parlementaires viennent de saisir le Garde des Sceaux afin que soient engagées des poursuites à l’encontre de chanteurs et de groupes de rap accusés d'inciter les jeunes à la haine et à la violence.

SUD Culture s’indigne d’une telle démarche qui s’inscrit dans une surenchère populiste visant à déplacer sciemment les  problématiques sociales soulevées ces dernières semaines vers les thèmes de prédilection de l’Extrême droite dans l’optique des prochaines échéances électorales.

Après les immigrés, c’est au tour d’artistes - qui a aucun moment ne sont intervenus ces dernières semaines pour encourager l’action violente - d’être désignés comme « incendiaires de nos banlieues ».

La chanson française, à l’instar d’autres secteurs culturels, n’a pas attendu l’émergence de la culture hip-hop et du rap pour engendrer une multitude d’oeuvres appelant tout autant à la violence, à la sédition, au mépris de l'armée et de la police… nombre d’entre elles font même désormais partie de notre patrimoine culturel.

Ces mêmes parlementaires comptent-ils faire retirer de la vente certaines chansons de Ferré, Brassens, Renaud… ? « Le déserteur » sera-t-il de nouveau interdit sur les ondes comme lors de sa sortie dans une période sombre de notre histoire contemporaine où régnait la censure… et l’Etat d’urgence ?

Pour l’heure, nous osons encore croire que non !

Dès lors, le principal tort des rappeurs ne serait-il pas d’avoir un faciès trop métissé à l’instar de cette jeunesse dont ils portent toutes les frustrations et toutes les attentes ?

Décidément, il est grand temps que les responsables politiques de notre pays mettent un terme à l’escalade nauséabonde à laquelle nous assistons et qu’enfin ils s’attellent à la mise en oeuvre d’une politique nationale apte à résoudre la crise vécue dans les quartiers populaires. Politique qui ne passe ni par la répression, ni par la provocation, ni par l’utilisation démagogique et électoraliste de ces difficultés sociales.

Paris, le 25 novembre 2005

 

SUD Culture (Union syndicale Solidaires)

12 rue de Louvois – 75 002 Paris

Tel : 01 40 15 82 68  sud@culture.fr

http://www.sud-culture.org

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Lundi 21 novembre 2005
NON aux dérives populistes !


Confronté durant plusieurs semaines à une révolte dans les banlieues et les quartiers pauvres, le gouvernement a cherché à minimiser le fait que cette situation résultait avant tout de l'accumulation des inégalités et des discriminations engendrées par plusieurs décennies de politiques désastreuses.

Loin de mettre un terme à tous les discours insupportables et dévalorisants qui stigmatisent quotidiennement les habitants de ces quartiers, nous assistons depuis quelques jours à une véritable surenchère populiste de la part de certains responsables politiques qui multiplient les contrevérités et les amalgames visant à faire des étrangers des boucs émissaires.

Après les propos du Ministre de l'Intérieur désignant les étrangers comme principaux responsables des violences de ces dernières semaines et préconisant d'expulser tout étranger en situation régulière arrêté dans ce cadre, ce sont notamment le Ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, et le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui pointent désormais la polygamie et le regroupement familial comme sources des violences urbaines.

Les chiffres officiels sont pourtant là pour démontrer que seuls 6 à 8% des personnes interpellées ces dernières semaines ne sont pas françaises. Quant à la polygamie, dont les premières victimes sont les femmes, et au /droit - /inaliénable au vu de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme - /qu'à toute personne, quelque soit sa nationalité, de mener une vie familiale normale/, ils ne sauraient en aucun cas expliquer cette crise sociale.

De tels propos visent en fait à déplacer sciemment les problématiques sociales soulevées ces dernières semaines sur le seul terrain de l'immigration.

La multiplication de ces déclarations témoigne clairement que ce thème de l'immigration est d'ores et déjà exploité avec toute la démagogie possible comme élément important de la stratégie de la majorité actuelle - attirer les voix de l'Extrême-droite xénophobe et raciste - dans la perspective des échéances électorales de 2007. Une telle attitude est indigne et irresponsable : elle déstabilise chaque jour davantage des populations entières (en situation régulière ou non) ; elle engendre son lot d'abus et de bavures ; elle favorise la
montée de la xénophobie, du racisme, de l'exclusion et, par réaction, les communautarismes au sein de notre pays.

L'Union syndicale Solidaires refuse que des populations entières, de part leurs origines, soient sacrifiées sur l'autel d'ambitions politiques nauséabondes et que l'on transforme les victimes de la discrimination et de l'exclusion en responsables de leurs maux.

Les Français, les étrangers qui résident en France en situation régulière, les sans papiers, méritent autre chose que la peur de l'autre, les tentatives de division et au bout du compte la xénophobie à l'encontre de populations qui subissent déjà au quotidien plus de discriminations, plus de précarité, plus de chômage que le reste de la société.

Pour l'Union syndicale Solidaires, la réponse à la crise vécue dans les quartiers populaires ne passe ni par la répression, ni par la provocation, ni par l'utilisation démagogique et électoraliste de ces difficultés sociales. L'urgence dans notre pays est plus que jamais à la mise en oeuvre d'une réelle politique nationale de lutte contre les discriminations et pour l'égalité des droits.

Paris, le 21 novembre 2005


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Lundi 21 novembre 2005

Succès important de la manifestation nationale pour la défense et l’amélioration des services publics.


 
La manifestation nationale du 19 novembre appelée par la Fédération des collectifs pour la défense et le développement des services publics a rassemblé près de 30 000 personnes à Paris; plusieurs manifestations ont également eu lieu en province sur le même sujet. Ce succès s’inscrit dans la dynamique initiée par le Collectif de la Creuse qui avait été à l’initiative de la manifestation de Guéret le 5 mars dernier. Depuis, les collectifs se sont fédérés, avec le soutien de diverses organisations (dont l’Union syndicale Solidaires) avec l’objectif de poser la question des services publics comme un enjeu de société. Il s’agit de construire les convergences des luttes de défense des différents services publics, entre les usagers, les salariés et les élus.

Les services publics sont un outil indispensable pour un accès égalitaire de tous les citoyens aux droits fondamentaux que sont la santé, l’éducation, l’énergie, la communication, la culture ou les transports. La présence, le développement et l’amélioration des services publics, dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires, sont une des conditions de l’égalité pour toutes et tous, quels que soient les revenus, le lieu d’habitation ou la couleur de la peau. Les services publics ne sont pas des marchandises : l’intérêt général doit rester au coeur de leurs missions : pour cette raison, ils doivent échapper à la logique du profit !

L’enjeu des services publics et le refus des privatisations seront au coeur des revendications des mobilisations annoncées dans les Finances le 29 novembre et à la SNCF à partir de ce soir, tout comme c’est le cas dans la lutte de la RTM à Marseille.

L’Union syndicale Solidaires appelle à soutenir ces actions de grève et à les amplifier. La question d’un élargissement de ces mobilisations pour construire un mouvement «Tous ensemble» est posée.

Le Gouvernement a la responsabilité de répondre aux exigences posées par ces mobilisations et par les urgences sociales qui s’expriment partout. S’il persiste à refuser de les entendre, il prend la responsabilité d’une excacerbation de la crise sociale dans notre pays.


Paris, le 21 novembre 2005


Union syndicale Solidaires, 93 bis rue de Montreuil 75011 Paris
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Jeudi 17 novembre 2005
Services publics :
manifestation nationale le 19 novembre à Paris !
13 h 30 - Place d’Italie


En France, les gouvernements successifs ont approuvé, à Bruxelles, les directives de libéralisation des services publics. Aujourd’hui, le gouvernement Villepin accélère les privatisations : après les autoroutes et la SNCM, c’est au tour d’EDF. Au 1er Janvier 2006, le démantèlement de la Poste se poursuivra avec la création de la "Banque postale". La SNCF connaît le même sort : éclatement de l’entreprise, privatisation de certaines activités avec, pour commencer, le fret. Les hôpitaux publics sont mis en concurrence avec les cliniques privées financées par les fonds publics et sont de plus en plus gérés comme des entreprises commerciales. Les missions de service public sont affaiblies par le manque de moyens et de personnel dans tous les ministères : Education nationale, Finances, Travail , Culture ...

Les conséquences de ces politiques libérales sont connues : augmentation régulière des tarifs de base de l’électricité, du gaz ou du téléphone pour les particuliers, danger pour la sécurité des populations (accidents ferroviaires à répétition comme en Grande Bretagne ou problème de maintenance des centrales nucléaires par exemple). Dans les zones rurales, dans les quartiers populaires, les services publics sont mis à mal : suppression de bureaux de poste, de classes ou de lignes ferroviaires par exemple .

Pourtant, les services publics sont un outil indispensable pour un accès égalitaire de tous les citoyens aux droits fondamentaux que sont la santé, l’éducation, l’énergie, la communication, la culture ou les transports. Au moment même où s’expriment dans les quartiers le désespoir et la colère de jeunes qui vivent chaque jour la montée des inégalités et la relégation sociale, la présence, le développement et l’amélioration des services publics dans ces quartiers est une des réponses indispensables.

Des résistances et des luttes se développent depuis plusieurs années pour la défense des services publics. Toutes ces luttes expriment une idée forte : les services publics sont un bien commun, ils sont facteurs d’égalité. Pour cette raison, ils doivent échapper à la logique du profit !

Le samedi 19 novembre, à l’initiative de la Fédération nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, aura lieu une manifestation nationale à Paris. L’Union syndicale Solidaires appelle, comme de nombreuses organisations, à cette manifestation. Elle doit être un moment fort d’unité pour imposer le développement des services publics. D'autres mobilisations sont d'ores et déjà annoncées : manifestation nationale aux Finances le 29 novembre, grève reconductible à la SNCF à partir du 21 novembre. Au-delà de ces deux secteurs, la question d’un "Tous ensemble" se pose pour faire converger les mobilisations et créer les rapports de forces nécessaires. L’Union syndicale Solidaires met cette question en débat auprès des salariés.

Le 17 septembre 2005

Union Syndicale Solidaires
93bis rue de Montreuil
75011 Paris
Téléphone : 01 58 39 30 20
Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org
www.solidaires.org
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