champ du syndicat

Le syndicat SUD-Culture Solidaires est affilié à l'union syndicale 

Ce syndicat vise à regrouper les travailleuses et les travailleurs qui ressortissent d'une manière ou d'une autre du secteur de la culture, de l'audiovisuel et de la communication, entre autres : Au sein des personnels du Ministère de la Culture et de la Communication et de toutes ses structures sous tutelle ou subventionnées ;Au sein des personnels des collectivités locales accomplissant ou concourrant à accomplir des missions à vocation culturelle ;Au sein des personnels des entreprises et établissements du secteur de la communication, de l'audiovisuel , du cinéma ; Au sein des salariés relevant d'associations para-culturelles, d'entreprises culturelles, de prestataires de service travaillant pour ces services culturels ; Au sein des intermittents du spectacle ; Au sein des personnels des établissements culturels publics et privés de spectacle vivant ; Au sein des artistes et des métiers d'art à vocation culturelle ; Au sein des salariés des comités d'entreprise, associations du personnels (etc.) de ces différentes structures (établissements, entreprises, associations…) exerçant des missions à vocation culturelle ; Au sein des salariés relevant du secteur socioculturel et de l'éducation populaire
etc...

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où vous trouverez toutes les explications.

divers

Lundi 18 juillet 2005

Gabegie et déficit, incompétence et absence de stratégie !  Sauvons l’IMA !

 Après l’euphorie provoquée par l’exposition « Pharaons », l’IMA se réveille aujourd’hui avec une sacrée gueule de bois. Aucun problème de fond n’a été résolu, et le pire est à venir !… 

 Le déficit chronique de l’IMA n’est pas près de se résorber :  

 – La solution consistant à « capitaliser » les arriérés arabes est un échec ;  

 – Le réajustement de la contribution française, présenté comme acquis, est brusquement assorti de conditions étranges ;  

 – Aucune démarche n’a plus été faite auprès des pays arabes pour réviser le dossier de la contribution.   

Au lieu d’en tirer la leçon, la direction de l’IMA se lave les mains et laisse pourrir. Pire encore : elle creuse le déficit en engageant des projets dispendieux et farfelus : 

– Le cinéma en plein air coûtera à l’IMA 150.000 €. Il n’a pas été budgétisé, et le DAF a reconnu devant le comité d’entreprise qu’il ne fallait pas compter sur les recettes. On fera des ponctions sur les autres projets culturels !  

– Un programme « Mille et une nuits » a été bricolé à la va-vite, sans étude préalable, ni estimations financières. D’ores et déjà, il s’annonce comme un bide total…  

– D’autres projets ont été programmés par l’entourage du Président sans l’aval des instances de concertation internes, et sur fond d’un mécénat plus qu’hypothétique. Des contrats de service (Fichier Contacts-IMA, Mission de recherche du mécénat) plus qu’onéreux risquent de passer en force.  

Tout cela se fait au détriment des actions et de la mission culturelles qui sont l’image de marque de l’IMA. En plus des contraintes budgétaires très fortes déjà subies par toutes les entités de l’IMA, des menaces de coupes sévères pèsent dès maintenant sur les budgets pourtant déjà votés par le CA. Avec l’assentiment du contrôle de gestion !…   

Tout cela se fait à la hussarde, sans aucune concertation, ni transparence. Des personnes dont la mission est d’ordre protocolaire et de conseil décident des programmes et projettent des actions. Elles vont jusqu’à concocter en catimini des organigrammes et parlent de mise au pas…   

Tout cela met en cause le projet culturel de l’IMA. Des jugements à l’emporte-pièce sont émis sur des projets qui ont fait leurs preuves, tandis que des activités improvisées et superficielles sont programmées (sans budget) par des gens étrangers à la culture arabe. En fait, c’est la chasse à tout le travail accompli depuis des années !…   

Par ailleurs, les conditions de travail ne cessent de se détériorer : stagnation des salaires, blocage des carrières,  peu de considération pour l’expérience et le savoir acquis de l’ensemble du personnel…   

Nous attendons de la direction une autre politique culturelle plus audacieuse, basée sur le partenariat franco-arabe, lequel constitue l’essence même de l’IMA.   

Il y a tout juste un an, le Président promettait d’intervenir en haut lieu chaque fois que des problèmes financiers se poseront. Aujourd’hui, il ne veut rien entendre des questions budgétaires ! Qu’il en charge donc ses collaborateurs au lieu qu’ils fassent de l’IMA un joujou de luxe.   

Quant à l’inspecteur des finances, ne doutons pas que son rapport servira d’alibi pour des coupes dans les budgets culturels, qui seront décidées de façon occulte.  

 

 CFDT * CFE-CGC * FO * SNAC-FSU * SUD-Culture  

Par sud-culture (l.b.)
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Jeudi 21 juillet 2005

Non à l’Europe des expulsions !
Non au retour des charters !

La réunion du « G5 », regroupant il y a quelques jours sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les ministres de l’Intérieur allemand, britannique, espagnol, français et italien, a débouché sur l’annonce de vols charters communs à différents pays européens pour organiser l’expulsion d’étrangers à grande échelle et à moindres frais. Le retour des « charters » chers à Charles Pasqua se fera donc – « c’est une question de jours » selon le ministre italien – au niveau européen.

Cette réunion a été aussi l’occasion de déclarations qui confirment le durcissement de la politique gouvernementale. Monsieur Sarkozy a déclaré que les sans-papiers « n’ont pas vocation à se maintenir en violation de nos lois, ils seront raccompagnés », a annoncé une augmentation de 50% du nombre d’expulsions par rapport à l’année dernière. Il a enfin saisi cette occasion pour jeter une nouvelle passerelle xénophobe pré-électorale : « quand on vit en France […] on aime la France, si on n’aime pas la France […] personne ne vous oblige à rester ». On aura reconnu le slogan lepéniste « la France, aimez-la ou quittez-la »…

Pour faire bonne mesure, il a aussi évoqué des « abus » du regroupement familial, ce qui prépare l’opinion à sa remise en cause, et a annoncé une sélection renforcée de l’accès aux études en France : « nous voulons les meilleurs étudiants du monde et pas ceux dont personne ne veut ». Comme avec la politique des quotas, la France entend donc « faire son marché » dans les pays du sud. Reste à savoir si les épreuves de sélection seront organisées par la police de l’air et des frontières ou si Monsieur Sarkozy aura l’extrême bonté de laisser les universités faire leur métier sans lui rendre de comptes…

Ainsi, pendant que le ministère de l’Intérieur fait miroiter quelques espoirs de retouches marginales à une situation dont il reconnaît le caractère « injuste » et misérable, le ministre fixe clairement la véritable perspective du gouvernement Villepin : l’expulsion de tous les sans-papiers et le renforcement de la logique de forteresse, de surcroît européanisée.

Ce double langage ne fera pas illusion à ceux qui se rappellent l’annonce d’une prétendue suppression de la « double peine » il y a trois ans et qui constatent ce qu’il en est aujourd’hui : quels que soient les talents du bateleur, les vieilles ficelles finissent par s’user.

On nous annonce pour septembre une circulaire qui se bornerait à prendre en compte quelques cas particulièrement scandaleux. Nous réaffirmons que seule la régularisation globale peut mettre fin à une situation humainement insupportable et ingérable. Dès lors, aucune de nos organisations ne saurait participer de près ou de loin, à l’élaboration d’instructions nouvelles qui relèvent de la responsabilité du seul gouvernement. Nous jugerons l’arbre à ses fruits, et la circulaire à son application.

Il reste que l’été est propice aux mauvais coups portés aux plus fragiles en escomptant que la période des vacances affaiblira la solidarité. Pour dénoncer ce piège et refuser que des centaines de sans-papiers soient sacrifiés à des ambitions et à des perspectives électoralistes tranquillement assumées, les organisations de soutien au mouvement des sans-papiers demandent dès maintenant, parce qu’elles refusent le double langage, un moratoire sur toute expulsion jusqu’à publication de la circulaire annoncée et réexamen des dossiers concernés, et appellent à un rassemblement de protestation contre les charters d’expulsés lundi 25 juillet à 18 heures devant l’Hôtel Matignon.

COMMUNIQUÉ COMMUN :Organisations signataires : ALIF, les Alternatifs, ATF, CACHAN, CEDETIM, CGT, CMF, Collectif de soutien des exilés du Xe arrondissement, Droits Devant !, FASTI, FTCR, IPAM, LCR, LDH, MJS, MRAP, PCF, Sud Education, Sud PTT, Union syndicale Solidaires, les Verts, 3ème collectif, CSP 92, CSP 19e, CSP 11e, CSP 18e, CSP 77

Paris, le 21 juillet 2005

Par sud-culture (l.b.)
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Vendredi 29 juillet 2005

NON AUX ARRESTATIONS ET AUX EXPULSIONS DE SANS-PAPIERS!!

A la suite d’une opération de contrôle d'identité, sur réquisition du parquet, de nombreux sanspapiers
(au moins 27) ont été arrêtés le lundi 25 juillet, dans l’après-midi, place Stalingrad à Paris, alors même que certains d'entre eux se rendaient à une manifestation devant l’hôtel Matignon contre les charters européens de sans-papiers expulsés.

Après avoir été détenus au commissariat de la Goutte d'Or, ils sont actuellement au centre de rétention de Vincennes, en cours de procédure d’expulsion.

Organisations et collectifs signataires, nous nous insurgeons contre cette opération de police de grande ampleur, qui intervient le jour même où un conseiller du ministre de l'Intérieur nous a reçus et a pris "bonne note" de notre demande d'un moratoire immédiat sur les expulsions et les reconduites à la frontière. Une nouvelle fois, nous sommes indignés par le double langage du ministre de l'Intérieur et nous ne pouvons que constater le fossé entre les déclarations de ses conseillers et de son directeur de cabinet, et la politique qu’il conduit réellement.

L’intensification de la répression vise sans doute à intimider les militants des collectifs de
sans-papiers et à décourager le mouvement de soutien unitaire.

Nous ne baisserons pas les bras!
Nous invitons les sans-papiers, les organisations de soutien et les citoyens à se mobiliser pour
réclamer la libération immédiate des personnes arrêtées, nous appelons à UN RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION : VENDREDI 29 JUILLET 2005, à 18 heures, PLACE STALINGRAD, PARIS 19ème (côté rue de Flandre) sur les lieux mêmes des interpellations de lundi.

Non aux charters !
Non à l’Europe des expulsions !
Nous rappelons nos revendications :
- moratoire immédiat sur les expulsions et les reconduites à la frontière.
- régularisation globale de tous les sans-papiers.

Premiers signataires:
Collectifs de sans-papiers: ALIF (11ème, 18ème,19ème, CSP 77, CSP 92) ; 3ème Collectif;
CSP Droits Devant !
Organisations: CEDETIM, CGT, Comité de soutien Cachan, Droits Devant !, FTCR, LCR,
LDH, MRAP, PCF, Sud Education, Sud PTT, Solidaires, Les Verts

Paris, le 27 juillet 2005

Par sud-culture (l.b.)
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Vendredi 5 août 2005

Sans-papiers : non à l'exclusion des soins

Deux décrets viennent de durcir l'accès aux soins des étrangers sans titre de séjour.

L'Aide Médicale de l'Etat (AME) est destinée aux personnes vivant en France, qui sont exclues de la couverture maladie dite universelle et dont les ressources sont inférieures à un plafond de 576 € par mois. L'accès aux soins des étrangers sans titre de séjour dépend de l'AME.

Depuis décembre 2002, le gouvernement n'a cessé de remettre en cause le dispositif d'AME par voie législative : le droit à l'admission immédiate à l'AME même dans les cas où « la situation l'exige » a été supprimé, et il est devenu obligatoire de justifier de 3 mois de présence ininterrompue sur le territoire pour obtenir l'AME.

L'application de ces mesures représentait déjà un frein majeur pour l'accès aux soins avec des conséquences sanitaires lourdes : aggravation des pathologies par retard de prise en charge aboutissant à des hospitalisations en urgence sans possibilité de poursuite de soins, car l'hospitalisation n'ouvre plus droit à l'AME, absence de toute politique de prévention au niveau de cette population déjà fragilisée par ses conditions de vie, qu'il s'agisse d'adultes ou d'enfants.

En 2004, des projets de circulaire et de décrets préparaient un nouveau durcissement des modalités d'accès. Sous la pression de nombreuses associations et syndicats, ces projets ont pu être mis en échec. La Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) avait elle-même émis un avis défavorable en février 2004, estimant que les projets du gouvernement compromettaient « l'accès aux soins » des personnes concernées et contrevenaient « aux exigences élémentaires de santé publique et de sécurité sanitaire… ».

Profitant de l'été, le gouvernement vient de publier deux décrets reprenant presque mot pour mot les dispositions rejetées l'année dernière par la CNAM et les associations. (JO du 29 juillet 2005), supprimant ainsi le principe déclaratif, un principe de base de l'aide sociale depuis plus d'un demi-siècle, principe qui permettait à des personnes en situation de besoin de justifier par déclaration écrite de leur identité ou de leurs ressources et ainsi d'accéder à des droits fondamentaux même s'ils n'ont pas ou n'ont plus avec eux de papiers.

Avec ces décrets au contraire, le demandeur doit justifier, à l'aide de papiers parfois très difficiles à obtenir ou très onéreux, de sa présence ininterrompue depuis 3 mois sur le territoire français, de toutes ses ressources, auxquelles il est prévu d'ajouter les « avantages en nature » que représenterait « un logement occupé à titre gratuit », ce qui revient à surévaluer les ressources du demandeur. Il est également prévu de faire assumer les prestations, normalement prises en charge par l'AME, par les « personnes tenues à l'obligation alimentaire à l'égard du demandeur »...

Ces deux décrets viennent renforcer la politique gouvernementale qui, actuellement, vise particulièrement les étrangers sans titre de séjour (arrestations, rétentions, expulsions par charters). Le gouvernement fait de ces étrangers, déjà victimes de nombreuses exclusions, des boucs émissaires, en les accusant de fraudes, sans aucune preuve, et en les dissuadant de faire valoir leur droit aux soins.

Seule une prise en charge à 100 % des soins par l'Assurance maladie solidaire et obligatoire pourrait garantir un égal accès aux soins pour tous. Il nous faut nous mobiliser car :

- le gouvernement a encore sous le coude un décret qui permettrait la mise en application de la loi votée en 2002 mettant fin à la gratuité des soins pour les bénéficiaires de l'AME.

- la réforme de l'Assurance maladie votée il y a un an par le parlement organise une baisse de la couverture par l'Assurance maladie solidaire et obligatoire, ouvre de ce fait la porte aux assurances privées et aggrave les inégalités d'accès aux soins.

Mobilisons-nous pour l'accès aux soins pour tous !

Premières organisations signataires :

Act Up-Paris ; Aides ; AFVS (Association des Familles Victimes du Saturnisme) ; Amuhf(Associations des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France) ; ATMF (Association des Travailleurs Maghrebins de France) ; Association Primo Lévi ; Catred (Collectif des Accidentés du Travail, Retraités, Handicapés, pour l'Egalité des Droits) ; Cimade (Service oecuménique d'entraide) ; Collectif « La Santé n'est pas une marchandise » ; CoMéGAS (Collectif des Médecins Généralistes pour l'Accès aux Soins) ; Coordination Ile de France anti-vidéosurveillance ; Fasti (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés) ; Fédération Syndicale SUD Santé Sociaux ; FSU (Fédération Syndicale Unitaire) ; Gisti(Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés) ; LDH (Ligue des Droits de l'Homme) ; Manifeste : « la contre-réforme du système de santé : un tissu de mensonges » ; Médecins du Monde ; Mrap (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) ; RESF (Réseau Education Sans Frontières) ; Sida-info service ; SMG (Syndicat de la Médecine Générale) ; SNJMG (Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes) ; Souriez-vous-êtes-filmé-es ! ; Union Syndicale G10 Solidaires ;


Pour toute nouvelle signature d'organisation, envoyez un mail à mony@gisti.org

http://www.gisti.org/doc/actions/2005/ame/non.html

Le 5 août 2005

Par sud-culture (l.b.)
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Dimanche 14 août 2005
Appel à manifestation le samedi 27 août
pour le 9ème anniversaire de l'expulsion de St Bernard

Il y a 9 neuf ans, le 23 août 1996, le gouvernement Juppé envoyait les CRS défoncer à coups de hache la porte de l'église St Bernard, occupée par des sans papiers qui exigeaient leur régularisation. Cet acte de violence soulevait une grande vague d'indignation.

St Bernard est le symbole de la lutte des sans papiers et des organisations qui les soutiennent.

Les ministres de l'Intérieur se sont succédés : Pasqua, Debré, Chevènement, Vaillant, Sarkozy, Villepin, Sarkozy. Les méthodes, elles, n'ont pas changé : refus d'une régularisation globale, arrestations,
détentions dans les centres de rétention, expulsions, fuite en avant dans le tout répressif, discours relayant les thèses d'extrême droite et prenant les sans papiers pour cibles dans un but purement électoraliste.

Nicolas Sarkozy fait du chiffre (et prépare sa campagne pour la présidentielle) sur le dos des sans papiers.

Depuis juillet, les rafles sous prétexte de contrôles d'identité se multiplient : Stalingrad, Barbès, dans le 10ème, contre les Rroms en banlieue, à Belleville le 6 août ...

Sarkozy met en place, avec ses collègues européens des expulsions groupées de sans papiers, expulsions contraires aux conventions internationales, par vols charters spécialement affrétés.

Des Afghans, fin juillet, ont inauguré ces vols de la honte, expulsés vers un pays dont tout le monde sait à quel point il est peu sûr.

Le gouvernement promet des résultats : doubler le nombre des expulsions, construire de nouveaux centres de rétention, créer une police spéciale pour traquer les sans papiers.

Il réduit et remet en cause l'AME, privant ainsi les sans papiers de l'accès aux soins et d'un droit fondamental : le droit à la santé.

Dans le même temps, il veut faire appel à une immigration « choisie » -politique des quotas-, sélectionnant dans les pays du Sud la main d'œuvre (en la prenant et la rejetant selon les fluctuations du marché) dont les pays riches du Nord ont besoin, continuant le pillage colonial sous d'autres formes et instaurant une immigration « kleenex ».

Nous n'acceptons pas que des personnes soient ainsi utilisées et réduites à leur seule force de travail.

Les sans papiers sont là, exploités par des employeurs sans scrupules. Ils participent à la richesse culturelle et matérielle du pays où ils sont. Ils veulent vivre au grand jour et dans la dignité.

Les Français, les étrangers qui résident en France en situation régulière, les sans papiers, méritent autre chose que la peur de l'autre, les tentatives de division et au bout du compte la xénophobie.

Une autre politique de l'immigration est nécessaire, urgente, elle devra être fondée sur le respect et l'égalité des droits de tous et de chacun.

Nous demandons au gouvernement de cesser d'instrumentaliser l'immigration à des fins électoralistes !
Nous exigeons la régularisation globale de tous les sans papiers, seule solution humaine, réaliste et efficace. Et dans l'immédiat, nous exigeons l'arrêt des expulsions.

St Bernard est emblématique de la lutte de tous les sans papiers.


Les collectifs de sans papiers et organisations de soutien ci-dessous poursuivront cette lutte sans faiblir. Ils appellent à une manifestation le :

SAMEDI 27 AOÛT À 14 HEURES
DE RÉPUBLIQUE À L'ÉGLISE ST BERNARD


Premiers signataires : Collectifs de sans papiers : ALIF : 11ème collectif, 18ème collectif,
19ème collectif, CSP 92, CSP 77 ; 3ème collectif ; CSP Droits Devant !

Organisations de soutien : Droits Devant !, FTCR, LCR, LDH, MRAP, PCF, Sud
Education, Union syndicale Solidaires, Les Verts
Par sud-culture (l.b.)
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Lundi 14 novembre 2005
Banlieues : les vraies urgences

On ne répond pas à une crise sociale par un régime d’exception. La responsabilité fondamentale de cette crise pèse, en effet, sur les gouvernements qui n’ont pas su ou voulu combattre efficacement les inégalités et discriminations qui se cumulent dans les quartiers de relégation sociale, emprisonnant leurs habitants dans des logiques de ghettoïsation. Elle pèse aussi sur ces gouvernements qui ont mené et sans cesse aggravé des politiques sécuritaires stigmatisant ces mêmes populations comme de nouvelles « classes dangereuses », tout particulièrement en ce qui concerne la jeunesse des « quartiers ».

Ce sont des années de politique centrée sur le tout sécuritaire qui sont en cause. Le sabotage des actions de prévention, l’asphyxie du monde associatif, la démolition de la police de proximité, la tolérance à l’égard des discriminations quotidiennes, notamment à l’égard des personnes étrangères ou supposées telles en raison de leur faciès, l’état d’une école qui ne peut réduire la ségrégation nous font mesurer aujourd’hui non seulement l’échec mais la redoutable nocivité de cette politique. Ce n’est pas seulement le langage du ministre de l’Intérieur, ce sont les actes de l’ensemble du gouvernement qui relèvent d’une logique d’apprenti sorcier.

Au-delà, c’est aussi l’incapacité des gouvernements successifs depuis des décennies à faire reculer le chômage massif, l’explosion de la précarité, la systématisation des discriminations racistes et territoriales, comme la politique d’affaiblissement des services publics et le recul des droits sociaux qui apparaissent en pleine lumière aujourd’hui.

Les violences sont autodestructrices. Elles nuisent essentiellement à ceux dont elles dénoncent l’exclusion. Faire cesser les violences, qui pèsent sur des populations qui aspirent légitimement au calme, est évidemment nécessaire. Dans ce contexte, l’action des forces de l’ordre, qui doit s’inscrire dans un cadre strictement légal et ne pas conduire à des surenchères, ne saurait être la seule réponse. D’ores et déjà, nous devons ouvrir un autre chemin si nous ne voulons pas que se poursuivent ou se renouvelons les violences qui viennent de se produire. Seule une action collective permettra de définir les conditions d’une autre politique.
 
En premier lieu, nous n’acceptons pas que se poursuive l’état d’urgence. Recourir à un texte provenant de la guerre d’Algérie à l’égard, souvent, de français descendants d’immigrés, c’est leurs dire qu’ils ne sont toujours pas français. User de la symbolique de l’état d’urgence, c’est réduire des dizaines de milliers de personnes à la catégorie d’ennemis intérieurs. Au-delà, c’est faire peser sur la France tout entière et sur chacun de ses habitants, notamment les étrangers que le gouvernement désigne déjà comme des boucs émissaires, le risque d’atteintes graves aux libertés.

Nous affirmons solennellement que si, ce régime d’exception devait être prolongé, nous mettrions en oeuvre tous les moyens démocratiques dont nous disposons pour nous y opposer.
Nous souhaitons ouvrir une autre perspective que celle qui a conduit à l’impasse actuelle.. Ceci passe par la mise à l’ordre du jour de quatre exigences fondamentales : la vérité, la justice, l’égalité et le respect.

Ni le recours à des procédures judiciaires expéditives voire à une « justice d’abattage », ni le marquage de zones discriminées par une carte de l’état d’urgence ne sont conciliables avec l’objectif du rétablissement de la paix civile et du dialogue démocratique.

La République doit reconnaître, publiquement et par ses plus hautes autorités, que le sort de ces populations, les discriminations qu’elles subissent, sont de notre responsabilité collective et constituent une violation de l’égalité républicaine.

Cette exigence implique aussi que la vérité soit totalement faite sur les conditions dans lesquelles deux jeunes hommes sont morts à Clichy Sous Bois.

Restaurer la situation dans ces quartiers, c’est d’abord restituer la parole à leurs habitants. Des cahiers de doléance doivent être discutés, ville par ville, selon les principes de la démocratie participative entre représentants des habitants, associations, syndicats, élus locaux et représentants de l’Etat. Ils doivent être rendus publics.

C’est ensuite ouvrir une négociation collective, regroupant les mêmes participants, pour programmer des actions de rétablissement de l’égalité ce qui implique que la représentation nationale soit saisie d’une véritable loi de programmation et que cessent les mesures de saupoudrage ou pire encore les marques de mépris comme la transformation de l’apprentissage en mesure de relégation scolaire précoce. Une solidarité nationale authentique doit être au rendez-vous de la reconstruction du tissu social dans les banlieues.

C’est, surtout, mettre en oeuvre, dans la réalité, une réelle politique nationale de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits. Il doit être mis un terme sans délai à tous les discours insupportables et dévalorisants qui font des habitants de ces quartiers, des « racailles », des « barbares », des « sauvageons » ou des « fantassins d’un complot intégriste ».

Nous affirmons qu’il y a là une véritable urgence nationale : il faut substituer à l’état d’urgence policier un état d’urgence sociale, afin que les actes des gouvernants cessent de contredire la devise de la République.



Signataires : Les Alternatifs, Association des Tunisiens en France, ATTAC, ATMF, Cactus républicain/La gauche, CEDETIM-IPAM, CGT, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Droit Solidarité, Fac Verte, FCPE , Fédération anarchiste, FIDH, FSU, GISTI, Les Oranges, Les Verts, LDH, Lutte ouvrière (LO), Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS), Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Mouvement National des Chômeurs et des Précaires (MNCP), MRAP, PCF, Rassemblement des associations citoyennes de Turquie (RACORT), Réseaux citoyens de Saint-Étienne, Réformistes et solidaires (ReSo), Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union démocratique bretonne (UDB), UNEF, Union nationale lycéenne (UNL), UNSA, Union Syndicale Solidaires.
Par sud culture (s.b.)
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Jeudi 17 novembre 2005
OMC  10 ans ça suffit !

AGIR ICI, Agronomes et Vétérinaires sans frontières (AVSF), Association France Amérique Latine, Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC), Les Amis de la Terre, Comité pour l’annulation de la dette du tiersmonde (CADTM) Confédération Paysanne, Coordination pour le contrôle citoyen de l’OMC (CCCOMC), Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI),Centre de Recherche et d’Information sur le développement (CRID) , Fédération Artisans du monde, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Greenpeace, Guayapi Tropical, Initiatives pour un autre monde (IPAM), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Max Havelaar France, Peuples Solidaires, Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE), Réseau des centres de documentation pour le développement et la solidarité internationale (RITIMO), Solidarité, Union Nationale des étudiants de France (UNEF), Union syndicale Solidaires, Vamos !

Communiqué de presse
 
jeudi 17 novembre 2005


Hong- Kong ,J-27 : la société civile française se mobilise contre l’OMC

Le collectif de la campagne « OMC 10 ans : ça suffit ! » a tenu sa première conférence de presse mercredi 16 novembre 2005 à Paris. L’occasion de dresser un bilan de l’Organisation Mondiale du Commerce , dix ans après sa création. Un bilan caractérisé notamment par l’accroissement des inégalités, le démantèlement des services publics, l’ouverture à la concurrence internationale de secteurs d’activité toujours plus nombreux, la négation du droit à la souveraineté alimentaire. Face à cette situation, les diverses composantes de la société civile internationale se rassemblent depuis près de trois ans autour d’analyses et de demandes communes. La campagne « OMC 10 ans : ça suffit ! » s’inscrit dans ce processus.

24 organisations syndicales, environnementales et de solidarité internationale ont signé un appel commun formulant dix revendications à l’occasion de la 6ème Conférence de l’OMC, dont l’objectif est d’accélérer les processus de libéralisation des marchés dans des secteurs véritablement vitaux pour des centaines de millions  d’habitants de notre planète : les services – dans le cadre de l’Accord général sur le commerce des services –, l’agriculture et l’accès aux marchés non agricoles.

La campagne « OMC, 10 ans ça suffit ! » se décline en initiatives locales et en interpellations publiques :

• une lettre ouverte sera prochainement adressée au Commissaire européen au commerce Peter Mandelson ainsi qu’au Président de la République Française Jacques Chirac.

• Près de 50 conférences-débats sont d’ores et déjà organisées dans toute la France.
Les Parisiens ont quant à eux rendez-vous le mardi 29 novembre à la conférence « Quel avenir nous prépare l’OMC ?», en présence de : Susan George (Attac), José Bové (Confédération paysanne), Gustave Massiah (CRID), Anne-Françoise Taisne (Fédération Artisans du Monde ), Yannick Jadot (Greenpeace), Pierre Barge (Ligue des Droits de l’homme), Annick Coupé (USS), Sophie Zafari (FSU).
...
Mardi 29 novembre 19h30- Bourse du Travail, 85 rue Charlot – Paris (Métro Oberkampf – Filles du Calvaire).

Le 13 décembre, dans toute la France, des initiatives de rue ponctueront l’ouverture de la conférence.

• Pendant la conférence de l’OMC , le collectif sera présent à Hong-Kong et participera aux mobilisations unitaires avec des mouvements citoyens venus de toutes les régions du monde.


Appel commun et agenda des actions sur www.omc10anscasuffit.org

Contacts presse :
Amélie Canonne / 01 43 71 22 22 - 06 24 40 07 06 / amelie.aitec@reseau-ipam.org
Charlotte Dudignac / 01 56 03 93 53 - 06 11 27 30 52 / c.dudignac@artisansdumonde.org
Cédric Durand / 06 72 87 50 01 / cedric.altermonde@laposte.net
 




Par sud culture (s.b.)
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