Gabegie et déficit, incompétence et absence de stratégie ! Sauvons l’IMA !
Après l’euphorie provoquée par l’exposition « Pharaons », l’IMA se réveille aujourd’hui avec une sacrée gueule de bois. Aucun problème de fond n’a été résolu, et le pire est à venir !…
Le déficit chronique de l’IMA n’est pas près de se résorber :
– La solution consistant à « capitaliser » les arriérés arabes est un échec ;
– Le réajustement de la contribution française, présenté comme acquis, est brusquement assorti de conditions étranges ;
– Aucune démarche n’a plus été faite auprès des pays arabes pour réviser le dossier de la contribution.
Au lieu d’en tirer la leçon, la direction de l’IMA se lave les mains et laisse pourrir. Pire encore : elle creuse le déficit en engageant des projets dispendieux et farfelus :
– Le cinéma en plein air coûtera à l’IMA 150.000 €. Il n’a pas été budgétisé, et le DAF a reconnu devant le comité d’entreprise qu’il ne fallait pas compter sur les recettes. On fera des ponctions sur les autres projets culturels !
– Un programme « Mille et une nuits » a été bricolé à la va-vite, sans étude préalable, ni estimations financières. D’ores et déjà, il s’annonce comme un bide total…
– D’autres projets ont été programmés par l’entourage du Président sans l’aval des instances de concertation internes, et sur fond d’un mécénat plus qu’hypothétique. Des contrats de service (Fichier Contacts-IMA, Mission de recherche du mécénat) plus qu’onéreux risquent de passer en force.
Tout cela se fait au détriment des actions et de la mission culturelles qui sont l’image de marque de l’IMA. En plus des contraintes budgétaires très fortes déjà subies par toutes les entités de l’IMA, des menaces de coupes sévères pèsent dès maintenant sur les budgets pourtant déjà votés par le CA. Avec l’assentiment du contrôle de gestion !…
Tout cela se fait à la hussarde, sans aucune concertation, ni transparence. Des personnes dont la mission est d’ordre protocolaire et de conseil décident des programmes et projettent des actions. Elles vont jusqu’à concocter en catimini des organigrammes et parlent de mise au pas…
Tout cela met en cause le projet culturel de l’IMA. Des jugements à l’emporte-pièce sont émis sur des projets qui ont fait leurs preuves, tandis que des activités improvisées et superficielles sont programmées (sans budget) par des gens étrangers à la culture arabe. En fait, c’est la chasse à tout le travail accompli depuis des années !…
Par ailleurs, les conditions de travail ne cessent de se détériorer : stagnation des salaires, blocage des carrières, peu de considération pour l’expérience et le savoir acquis de l’ensemble du personnel…
Nous attendons de la direction une autre politique culturelle plus audacieuse, basée sur le partenariat franco-arabe, lequel constitue l’essence même de l’IMA.
Il y a tout juste un an, le Président promettait d’intervenir en haut lieu chaque fois que des problèmes financiers se poseront. Aujourd’hui, il ne veut rien entendre des questions budgétaires ! Qu’il en charge donc ses collaborateurs au lieu qu’ils fassent de l’IMA un joujou de luxe.
Quant à l’inspecteur des finances, ne doutons pas que son rapport servira d’alibi pour des coupes dans les budgets culturels, qui seront décidées de façon occulte.
CFDT * CFE-CGC * FO * SNAC-FSU * SUD-Culture
Syndicat SUD Culture Solidaires
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